Quel est le véritable but de notre incarnation ?
Ce matin, j’ai posé une question aux anges et aux guides.
Une question simple en apparence, mais qui touche peut-être au plus grand mystère de notre existence :
Quel est le but de l’incarnation pour tous les êtres humains ?
Pourquoi venons-nous sur Terre ?
Pourquoi naître, aimer, perdre, construire, tomber, recommencer, souffrir parfois, connaître la joie à d’autres moments, rencontrer certaines personnes, traverser certaines épreuves ?
Pourquoi cette expérience de la matière, du corps et du temps, si notre âme appartient à quelque chose de bien plus vaste ?
J’ai demandé à recevoir une réponse à travers le Tarot de Marseille.
Et ce qui m’a été montré ne ressemblait pas à une réponse en une phrase.
C’était un chemin.
Un chemin allant de l’ombre vers la lumière, de l’instinct vers la conscience, de l’expérience vers la sagesse et, finalement, de la sagesse vers la transmission.
Nous venons expérimenter la lumière et l’ombre
L’incarnation nous plonge dans un monde de dualité.
Nous rencontrons la lumière, mais aussi les ténèbres.
L’amour et la peur.
La vérité et l’illusion.
La liberté et la dépendance.
La création et la destruction.
Le visible et l’invisible.
Le terrestre et le céleste.
Peut-être ne sommes-nous pas venus fuir cette dualité, mais apprendre à la traverser consciemment.
Car aller vers la lumière n’implique pas de nier l’ombre.
Cela signifie apprendre à la reconnaître pour ne plus lui abandonner notre pouvoir.
L’être humain est confronté à ses tentations, ses dépendances, ses illusions, ses pulsions, son besoin de domination, son désir de possession, ses peurs et parfois ses propres enfermements.
Et c’est précisément là que commence une partie essentielle du chemin.
Devenir libre.
Non pas libre de faire tout ce que l’on désire, mais suffisamment conscient pour ne plus être esclave de ce qui nous gouverne intérieurement.
Apprendre à maîtriser plutôt qu’à réprimer
L’incarnation nous donne un corps.
Des instincts. Des désirs. Des émotions. Une sexualité. Une volonté. Des capacités. Une puissance créatrice.
Tout cela n’est pas à rejeter.
C’est à apprivoiser.
La véritable maîtrise n’est pas la guerre contre soi-même. Elle consiste à apprendre à diriger consciemment sa propre énergie.
Maîtriser ses pulsions.
Maîtriser son corps sans le maltraiter.
Développer ses compétences.
Apprendre à utiliser sa force sans écraser.
Exercer son pouvoir sans dominer.
Posséder sans devenir possédé.
Aimer sans emprisonner.
Et peut-être est-ce là l’une des grandes leçons de l’incarnation : recevoir le libre arbitre et apprendre à en devenir digne.
Car nous sommes continuellement placés devant des choix.
Que vais-je nourrir ?
À quoi vais-je donner mon énergie ?
Quelle personne vais-je devenir ?
La lumière n’est peut-être pas simplement un endroit vers lequel nous allons.
Elle devient peu à peu quelque chose que nous choisissons d’incarner.
Certaines destructions sont aussi des passages
Nous aimerions parfois imaginer qu’une vie spirituelle devrait nous préserver des bouleversements.
Pourtant, certaines expériences viennent précisément détruire ce qui ne peut plus continuer.
Une croyance s’effondre.
Une relation se termine.
Une identité disparaît.
Une situation que nous pensions définitive se brise.
Et nous nous demandons : « Pourquoi ? »
Mais toutes les destructions ne sont pas des punitions.
Certaines sont des libérations.
La vie nous oblige parfois à quitter une ancienne version de nous-mêmes pour permettre à quelque chose de plus juste de naître.
Nous mourons symboliquement plusieurs fois au cours d’une existence.
Nous abandonnons des illusions.
Nous changeons de regard.
Nous apprenons à lâcher ce que nous voulions absolument contrôler.
Et progressivement, quelque chose se dépouille.
Après le bruit vient parfois le silence.
Après la lutte, la compréhension.
Après l’illusion, la simplicité.
Nous découvrons alors que la sagesse ne consiste pas nécessairement à accumuler davantage, mais parfois à revenir à l’essentiel.
Retrouver la simplicité et vivre en harmonie
Il y avait dans la réponse reçue ce matin une invitation très forte à revenir vers la simplicité.
Vivre en symbiose avec la nature.
Respecter le vivant.
Rechercher l’harmonie plutôt que l’excès.
Créer des liens.
S’entraider de manière désintéressée.
Protéger les plus vulnérables.
Et notamment protéger les enfants et les femmes, berceau du monde et gardiennes de sa continuité.
Car une civilisation ne peut prétendre évoluer spirituellement si elle ne sait pas protéger ceux qui portent l’avenir.
Notre évolution individuelle ne peut donc pas être totalement séparée de notre responsabilité collective.
Nous sommes des êtres reliés.
Nous avons besoin les uns des autres.
Nous apprenons les uns à travers les autres.
Nous nous révélons les uns aux autres.
Et peut-être qu’une partie de notre mission consiste précisément à comprendre que notre liberté ne trouve son véritable sens que lorsqu’elle peut coexister avec celle des autres.
Nous sommes venus apprendre
L’incarnation semble également être une immense école.
Apprendre.
S’instruire.
Observer.
Expérimenter.
Développer son intelligence.
Créer.
Se tromper.
Recommencer.
Déployer ses talents.
Faire quelque chose de ce qui nous a été confié.
Nous ne sommes pas seulement venus contempler la vie.
Nous sommes venus y participer.
Créer une œuvre, élever un enfant, construire une maison, transmettre un métier, prendre soin de quelqu’un, inventer, enseigner, cultiver la terre, entreprendre, réparer, écrire, aimer…
La création peut prendre mille formes.
Chaque être possède des outils différents.
La question devient alors :
Qu’allons-nous faire de ce qui nous a été donné ?
Unir le terrestre et le céleste
Il existe parfois une vision de la spiritualité qui voudrait nous faire quitter symboliquement la Terre pour atteindre le Ciel.
Pourtant, l’incarnation semble nous demander exactement l’inverse.
Faire descendre le Ciel dans notre manière de vivre sur Terre.
Mettre de la conscience dans nos actes.
De la justice dans nos décisions.
De l’amour dans nos relations.
De la sagesse dans notre pouvoir.
De la simplicité dans notre rapport à la matière.
De la compassion dans notre rapport aux autres.
Nous ne sommes peut-être pas venus choisir entre le spirituel et le matériel.
Nous sommes venus apprendre à les réconcilier.
Vivre pleinement notre humanité sans oublier notre dimension spirituelle.
Avoir les pieds profondément enracinés dans la Terre tout en gardant notre conscience tournée vers le Ciel.
Et puis vient l’éveil
La vie avance par cycles.
Nous commençons.
Nous terminons.
Nous gagnons.
Nous perdons.
Nous rencontrons.
Nous quittons.
Nous construisons.
Nous recommençons.
Et au milieu de cette grande roue de l’existence, il arrive parfois un moment où quelque chose en nous entend un appel.
Une question apparaît :
« Et si ma vie avait un sens plus profond que tout ce que j’avais imaginé ? »
Alors commence un autre voyage.
Nous ne cherchons plus seulement à réussir notre vie.
Nous cherchons à la comprendre.
Nous ne demandons plus uniquement : « Qu’est-ce que je peux obtenir ? »
Nous commençons à demander :
« Qu’est-ce que je suis venu apprendre ? »
Puis, un jour :
« Qu’est-ce que je suis venu apporter ? »
Et cette nuance change tout.
La sagesse n’est complète que lorsqu’elle circule
C’est peut-être l’un des messages les plus beaux que j’ai reçus à travers ce tirage.
L’accomplissement personnel ne semble pas être la dernière étape.
Après avoir vécu, expérimenté, souffert, aimé, appris, créé, chuté, recommencé et compris…
vient la transmission.
Ce que nous avons appris n’est pas destiné à mourir avec nous.
Nous transmettons à nos enfants.
À nos proches.
À ceux que nous rencontrons.
Par nos paroles, mais surtout par notre manière de vivre.
Nous pouvons transmettre une connaissance, une valeur, une expérience, une main tendue, une protection, un enseignement, parfois simplement une façon plus consciente d’être humain.
La sagesse véritable ne cherche pas nécessairement à convaincre.
Elle devient une présence.
Alors, quel serait le but de l’incarnation ?
Peut-être n’existe-t-il pas une mission identique dans sa forme pour chaque être humain.
Mais il pourrait exister une direction commune.
Passer progressivement de l’inconscience à la conscience.
Expérimenter.
Apprendre.
Discerner.
Choisir.
Maîtriser.
Créer.
Aimer.
Transformer.
Protéger.
S’entraider.
Se déployer.
Respecter le vivant.
Traverser nos illusions.
Préserver notre libre arbitre.
Chercher l’harmonie.
Unir le terrestre et le céleste.
Et lorsque l’expérience devient sagesse…
transmettre.
Peut-être sommes-nous venus sur Terre non pas pour devenir parfaits, mais pour devenir conscients.
Non pas pour éviter toutes les ténèbres, mais pour apprendre à y allumer une lumière.
Non pas pour posséder toujours davantage, mais pour découvrir ce qui possède réellement de la valeur.
Non pas seulement pour recevoir de la vie…
mais pour apprendre, à notre tour, à lui donner quelque chose.
Et peut-être qu’au terme de toutes nos expériences, la véritable question que l’âme nous posera ne sera pas :
« Qu’as-tu réussi ? »
Mais plutôt :
« Qu’as-tu compris ? Qu’as-tu aimé ? Qu’as-tu créé ? Qu’as-tu transformé ? Qu’as-tu transmis ? Et quelle lumière as-tu laissée derrière toi ? »
Ce texte est né d’une question posée ce matin aux anges et aux guides, et d’une réponse reçue à travers les 22 arcanes majeurs du Tarot de Marseille. Je ne la partage pas comme une vérité à croire, mais comme une invitation à réfléchir.
Et vous, si votre incarnation avait un enseignement essentiel à vous transmettre, quel serait-il ?
Auteur,
Maria Morgado




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